Chapitre 4 :
Ethan, Lena et Moi rejoignîmes notre groupe d'amis. J'étais contente car je n'en avais pas vus certains depuis plus d'un mois. Après nos retrouvailles, nous nous rendîmes à l'accueil où nous devions recevoir nos emplois du temps. Dans le bureau, je le vis, toujours aussi beau. Son regard croisa le mien et je ressentis un frisson parcourir mon corps, me donnant la chair de poule. Il ne s'attarda pas mais il m'avait vue et avait presque souri, à moins que ce ne soit mon imagination. C'est à ce moment que je l'entendis... sa voix ... il me fallut moins d'une seconde pour trouver d'où elle venait... Il était là ! Matt était au comptoir, main dans la main avec une fille blonde. Je sentis les larmes couler sur mes joues. Ils se retournèrent face à face et là il l'embrassa. Ce fut trop, je sortis de la petite pièce en courant, prise de vertige et noyée dans mes larmes. Je suffoquai jusqu'au dehors, il n'y avait plus personnes. Les souvenirs m'assaillaient, mon c½ur était comme déchiré de toute part. Je ne savais plus où j'étais... Soudain je sentis des bras forts me rattraper et m'enlacer, juste au moment ou je sombrais dans un état quasi-comateux...
_ Elle ne va vraiment pas bien, tu devrais la ramener cher elle. Dit une voix, pleine de douceur et de sensualité, tout près de moi.
_ Oui merci, tu as vraiment réagi très vite. Elle aurait pu se faire renverser, dit la voix d'Ethan.
Je me réveillai bien que je n'ai jamais vraiment dormi, mais je sortais de mon état de folie. J'étais dans les bras d'un garçon, oui, mais pas ceux d'Ethan. Pourtant, il m'enlaçait tellement tendrement, et ma joue était posée sur une matière douce et froide à la fois. Je me forçai à ouvrir les yeux bien que je n'en eus pas du tout envie, j'étais tellement bien, le corps de cet inconnu étais parfait, je voulais y rester toujours. La surprise fut de taille, je m'écartai brusquement de lui après avoir vu son visage et croisé ses yeux si doux. Je faillis tomber mais cette fois ce fut Ethan qui me rattrapa. Je lus dans les yeux du bel inconnu qu'il trouva ma réaction normale comme s'il s'attendait qu'elle arrive, mais il avait quand même l'air déçu.
_ Euh ... désolée, dis-je en le fixant droit dans les yeux. Ce que je n'aurais pas du faire. Ses yeux étaient plus que magnifiques, d'un bleu turquoise, dansant comme l'eau d'une cascade. Je me sentis plonger dedans avec une telle intensité, et j'avais l'impression qu'il en faisait de même avec les miens. Non, il fallait que je me concentre !
_ Excuse-moi d'avoir réagi comme ça, Dis-je d'une petite voix au bout d'un long silence. J'ai juste été surprise en voyant qui me tenait, je ne savais pas trop où j'étais, Je sentis le rouge me monter aux joues au fur et à mesure que je parlais et que lui continuait de me fixer.
_ Ne soit pas gênée, c'est normal. Dit-il simplement d'une voix toujours aussi tendre qui me fit fondre.
_ Euh ... -je perdais pied là- Je crois que je dois te dire merci d'après ce que j'ai comprit.
_ De rien. Je ne suis pas sûr que tu risquais grand-chose mais te voir comme ça m'a inquiété et vu ton état j'avais peur que tu traverses la route sans faire attention. Poursuivit-il, très protecteur.
_ Je suis désolée que tu me voies comme ça, Sanglotai-je me rappelant pourquoi je m'étais enfuie. Je ne sais pas quoi dire à part merci.
_ Bon hé bien au revoir. Et sur ce il s'en alla.
J'aurais voulu lui crier de rester, de revenir, de ne pas me laisser. Mais il m'aurait davantage prit pour une folle. Et puis, pour la première fois, je me souvins qu'Ethan était là, et qu'il me tenait la taille. Et moi j'étais agrippée à lui pour ne pas tomber. Tout dans cette scène pouvait laisser croire qu'Ethan était mon petit ami. A cette pensée je fus en colère contre lui, mais le pauvre n'y était pour rien. J'avais pété un plomb et comme d'habitude il était là pour moi.
_ Merci Ethan. Je suis désolée d'avoir réagi comme ça.
_ Ne t'inquiète pas, je serais toujours près de toi. Et il me prit dans ses bras où je me mis à pleurer à chaudes larmes. Il ne parla pas, il savait qu'il devait laisser passer la crise, pour avoir été un des seuls à me voir comme ça.
_ On va en cours ? Dis-je au bout d'un moment, lorsque j'eus terminé de tremper son t-shirt.
_ On a déjà raté la première heure, mais si on se dépêche on arrivera à temps en maths.